Communiqué du FFS

Publié le par chaineze.kabouya.over-blog.com

Il n’échappe à personne que dans nos pays, les forces du statu quo et de la restauration autoritaire, sont encore présentes et actives tant au niveau des Etats que dans les sociétés.

Il n’échappe à personne que dans nos pays des archaïsmes et des extrémismes violents peuvent eux aussi et à tout moment, compromettre l’avenir démocratique.

Oui, aujourd’hui les peuples du Maghreb éprouvent un désir fervent de changement pour accéder à la dignité, la liberté, à la démocratie et au bonheur.

En Algérie, ce désir s’est affirmé au lendemain de l’indépendance.

Oui aujourd’hui, les Algériennes et les Algériens savent qu’il est difficile de mener une lutte pacifique en face d’un régime violent. Ils montrent encore qu’ils sont déterminés à faire aboutir ce combat, à faire tomber ce régime et à consentir tous les sacrifices.

Les Algériennes et les Algériens espèrent que l’expérience Tunisienne sera méditée.

Ce qu’ils demandent aujourd’hui, c’est que cesse le soutien des certaines puissances au régime en place.

Comment accepteraient-ils les propos du Quai d’Orsay ? Aujourd’hui, la priorité pour la France est-elle, encore, de proposer une assistance technique à la gestion soft des manifestations et à la formation des forces de répression ?

Comment accepteraient-ils les propos tenus par l’Elysée ?

L’équation algérienne se limiterait-elle encore au couple binaire et simpliste Bouteflika ou les Talibans ?

Pourquoi en France et plus généralement en Europe, il est possible d’intégrer les forces politiques racistes, xénophobes, extrémistes voire fondamentalistes en système démocratique, et dans le même temps dénier aux peuples du Sud la capacité de gérer pacifiquement, politiquement et démocratiquement les forces radicales et extrémistes.

Encore une fois, oui au partenariat et non au protectorat destiné à reconsolider la Françafrique ; Il s’agit là d’une option conforme à la morale et conforme aux intérêts.

Dans tous les cas, le FFS ne peut que regretter l’attentisme`et les hésitations qui ont caractérisé la position officielle de la France durant les événements de Tunisie et son silence éloquent sur les événements en Algérie.

Le FFS ne peut que saluer la volonté affichée par le parti socialiste français de soutenir les forces démocratiques en Algérie et sa condamnation claire de l’usage de la force et de la répression face aux mécontentements populaires.

Encore une fois, nous saluons le peuple Tunisien pour sa constance et son courage.

Un petit pays peut-être, un grand peuple assurément !

Publié dans International

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article