Paris-Alger : même combat contre la démocratie

Publié le par chaineze.kabouya.over-blog.com

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Cette banderole du FFS, est, non seulement juste, mais s'applique à la France comme à l'Algérie.

Ceux qui ont suivi m'ont périple en quasi-direct, savent à quel point je suis contente d'avoir passé ces quelques jours avec les militants du FFS. (Dont je suis moi même adhérente maintenant :))

Mais j'ai rencontré aussi des élus municipaux. 

Pour la petite histoire, le FFS boycotte les élections présidentielles et législatives. La fraude est affaire d'Etat la bas. Elle s'apprend de génération en génération de dirigeants.

Le FFS, à donc décider de ne pas entrer dans la danse des hypocrites et de boycotter le bal des faux-cul.

Cela dit, le régime, en place depuis des décennies, à toutes clés pour maintenir la "démocratie" sous cloche.

Quelques exemples d'obligations auxquels doivent se plier les partis politique :

- Obligation de présenter le projet politique au régime

- Obligation que le congrès soit validé par le régime

- Fournir la liste des participants aux congrès au régime

- Obligation de faire au moins 4% sur les 3 dernières élections pour pouvoir se représenter

Autant d'exemples qui démontrent que le régime en place cherche à contrôler toutes les forces politiques du pays.

Le FFS participe donc au élections locales, pour les APC (assemblées populaires communales, l'équivalemment de nos mairies) et les APW (assemblées populaires de la wilaya, c'est à dire l'équivalent de nos départements)

Mais même, là, les manipulations du régime entrent en jeu! Lors des dernières élections, ce sont plus de 700 candidatures FFS qui ont été invalidées pour des raisons plus ou moins obscures.

Les villes et wilayas que le FFS à réussis à gagner sont soumises à un traitement de faveur : budgets bloqués, décrets électoraux non respectés,...

J'ai rencontré durant mon séjour, le Maire de Rouïba. Commune que je qualifie comme ville "miroir" de Vénissieux.

Un peu plus de 50 000 habitants, très grosse usine (type Berliet, qui y a été un moment d'ailleurs). Nous échangeons sur des problèmes communs de nos concitoyens. Je fini par comprendre que, en fait les maires, que l'on appelle d'ailleurs présidents d'APC et les présidents d'APW, n'ont aucun pouvoir de décisions sur leur commune.

Si le conseil vote des travaux ou autre chose, l'administration peut le refuser les travaux.

Rouïba, commune "riche", de part son industrie est laissée à l'abandon par l'administration (et donc le régime) parce que le FFS à réussi à leur ravir la commune.

Autre exemple de manipulation. Lors du meeting du FFS à Kherrata, dont la salle était archi-comble. 

Mais la télé algérienne (chaîne unique bien sur), a attendu la fin du meeting, que les gens soient sortis pour monter sur l'estrade et filmer une salle vide.

" Vous voyez, le FFS est un parti qui ne pèse pas. Il ne représente personne", après le régionalisme, on cherche à tout prix à faire croire que le FFS ne défends le peuple algérien, alors que c'est tout l'inverse.

Il joue avec la peur des gens, en faisant ressurgir des images de la décennie noire. Il brandi l'épouvantail islamiste, dès qu'il en a l'occasion!

Toute proportion gardée, finalement, Sarkozy reproduit cela.

On veut casser les communes qui sont des lieux de résistance, avec la réforme des collectivités.

Il dirige la presse publique par la nomination du président de France télévision.

Il fait de beaux cadeaux à ses amis du CAC 40,...

Tellement de ressemblances. La droite française doit beaucoup aux dictateurs dans leur ensemble. La méthodologie politique est la même.

J'ai vu des militants, des élus, qui malgré tout, sont dans un engagement sincère. Ils se battent pour des valeurs. Pour plus de justice sociale, pour la liberté pour la démocratie.

Publié dans International

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Pataouète 13/05/2011 11:50


Merci beaucoup pour la narration de ton voyage et vive Le FFS et L'Algérie !